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R158
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Saorge » Breil-sur-Roya
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Cette étape au départ de Saorge emprunte le sentier valléen en balcon au-dessus de la vallée de la Roya jusqu’à Breil-sur-Roya, village typique de l’arrière-pays méditerranéen et point d’étape.
Patrimoine naturel et culturel
Dès la sortie du bourg de Saorge, la Via Alpina emprunte les gorges du même nom qui étranglent la Roya sur plus de 500 m. Sur l’autre versant des gorges, on pourra observer les ruines du château de Malmort ainsi que la chapelle de Paspus, au-dessous de la Lagouna. Le « sentier valléen », sur lequel on arpente la montagne, sort des gorges et s’élève un peu jusqu’à une croix, et encore après jusqu’à un point haut avant de replonger sur Breil et l’anse de la Roya. Le village de Breil-sur-Roya, situé au pied d’un piton rocheux et sur les rivages d’une anse formée par la rivière, se niche de plus au cœur d’une fertile olivaie qui alimentait autrefois 9 moulins à huile, dont l’un servait aussi pour la farine et héberge aujourd’hui un musée. Au cœur du « pays des oliviers », ces arbres plantés sur des terrasses construites de main d’homme créent une ambiance très méditerranéenne. L’huile d’olive, anciennement réputée et expédiée à la cour de Russie et dans les pays nordiques, représente la moitié de la production, alors que le reste fournit les célèbres « olives de Nice ». En arrivant sur Breil, un petit détour jusqu’à la Tour Cruella, ancienne tour génoise bâtie au XIe siècle par les comtes de Vintimille seigneurs de la vallée, et aujourd’hui symbole du bourg, permettra d’avoir un point de vue intéressant. En gare de Breil, l’écomusée du Haut-Pays présente une exposition sur les transports et techniques ferroviaires permettant de comprendre l’importance d’axes de communication comme la Roya. Le vieux four communal a par ailleurs lui aussi été aménagé en musée. Dans le village, les vestiges des anciens remparts et la fameuse porte de Gênes entre laquelle passe un ancien sentier muletier surgiront au détour des méandres des rues ombragées, dans lesquelles les maisons rappellent la Ligurie des XVIIe et XVIIIe siècles, avec les enduits de façades en trompe-l’œil et les places à arcades. Mais, au-delà de ce qui fait de Breil un fleuron de l’architecture ligure, on pourra découvrir également le patrimoine religieux avec les chapelles des pénitents aussi grandes que des églises, ou encore la paroissiale Sancta Maria in Albis de style baroque, aux façades roses et à l’architecture originale en forme de croix grecque. Cette église classée, située sur la route du Baroque nisso-ligure, abrite de plus un musée d’art religieux. Une reconstitution médiévale, A Stacada, commémore aussi tous les 4 ans à Breil l’abolition du droit de cuissage. L’église bénédictine St Antoine de Padoue, au sud de la ville, présente aussi un intérêt. Plus au sud, en descendant la vallée de la Roya vers sa partie italienne, on rencontre les hameaux de Piène et de Libre, très récemment français, puisqu’ils n’ont été rattachés à Breil qu’en 1947, comme les communes de Tende et de La Brigue en Haute-Roya.
(Nicolas Aubertin, Gilles Chappaz, Grande Traversée des Alpes)
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Dernière mise à jour : 16/02/2011
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