Randonnée (sentier de montagne, parfois étroit et exposé)
Randonnée alpine (passage équipé ou très exposé, névé, blocs)
R128
Le Monêtier-les-Bains » Vallouise
6h10 |
19.2 km
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1056 m
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1362 m
L’itinéraire quitte Le Monêtier-les-Bains en empruntant le GR® 54 Tour de l’Oisans et des Ecrins, avec un point culminant au col de l’Eychauda, au pied des glaciers du Dôme de Monêtier. En bordure du parc national des Ecrins, il descend ensuite vers les chalets de Chambran puis traverse la commune de Pelvoux pour rejoindre le village de Vallouise, point d’étape et porte du parc national des Ecrins.
Au départ du Monêtier le sentier s’élève sur les flancs du versant des pistes de la station de Serre-Chevalier, avec comme toile de fond la Montagne des Agneaux (3664 m), qui préfigure les sommets des Ecrins. Délaissant les remontées mécaniques, l’itinéraire qui suit le Tour de l’Oisans (GR® 54) monte au col de l’Eychauda (2425 m) dominé par le sommet triangulaire et blanc de la Cucumelle (2698 m) et le Rocher de l’Yvret (2830 m). Le col est un ancien lieu de passage fréquenté entre les vallées de la Guisane et de la Vallouise. La descente sur la Vallouise est agréable, sur les pentes herbeuses et vallonnées de la crête séddimentaire de Roche Gauthier, tandis que s’opposent de l’autre côté du vallon de Chambran les reliefs aigus du massif cristallin de Clouzis. Près du hameau typique de Chambran (anciens chalets d’alpage restaurés), le pastoralisme est encore présent, même si les moutons ont remplacé les vaches. L’arrivée sur la commune de Pelvoux rappelle l’imposante présence du pic du même nom (3943 m) à proximité. Les vieux hameaux qui la composent (Le Poët, Le Sarret, Le Fangeas, St Antoine, Les Claux…) sont tous caractéristiques de la Vallouise : maisons à l’architecture voûtée traditionnelle, chapelle, four banal, fontaines et cadrans solaires. En partant en direction d’Ailefroide, on peut en outre rejoindre le Pré-de-Mme Carle, haut-lieu de départ pour les plus hautes courses d’alpinisme des Ecrins avec les guides de la vallée. La Vallouise — dont le nom provient de « Vallis Loysia » en l’honneur de Louis XI qui au XVe siècle tenta de limiter les persécutions de l’église catholique contre les Vaudois (considérés comme des hérétiques) installés dans la vallée alors appelée « Valpute » (« mauvaise vallée ») — a donc un patrimoine historique remarquable de par son architecture, ses cadrans solaires, etc. ; mais elle comprend également une intéressante population du rare papillon Isabelle de France. Le village même de Vallouise a été bâti au sein de la large vallée glaciaire parsemée de blocs erratiques témoins de cette activité passée, et à la confluence du Gyr et de l’Onde qui se rejoignent pour former la Gyronde. (Nicolas Aubertin, Gilles Chappaz, Grande Traversée des Alpes)
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