Randonnée (sentier de montagne, parfois étroit et exposé)
Randonnée alpine (passage équipé ou très exposé, névé, blocs)
R123
Refuge de La Leisse » Termignon-la-Vanoise
5h15 |
20 km
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447 m
|
1618 m
Au départ du refuge de la Leisse, au cœur du parc national de la Vanoise, cette étape emprunte le GR® 55 puis le GR® 5. Elle croise plusieurs ouvrages historiques (ponts, chapelles…), le refuge d’Entre-Deux-Eaux et le refuge-porte du Parc de Plan-du-Lac. Elle descend ensuite vers Termignon, point d’étape, en recoupant des lacets routiers, puis en empruntant un chemin en calade.
Après avoir cheminé dans le vallon de la Leisse le sentier contourne l’éboulement des Pointes de Pierre Brune (3196 m) sous l’autorité des faces sud de la Grande Casse et de la Pointe Mathews (3783 m). On arrive alors au Pont de Croé-Vie, point de convergence vers le col de la Vanoise. Ce pont était très fréquenté par les négociants sur la route du beaufort et du sel (itinéraire reliant Tarentaise, Maurienne et Italie) mais aussi par les pèlerins en route vers Rome ou encore les colporteurs. Mais ce pont, d’une grande valeur patrimoniale (pierre et mortier, appui en voûte), marque aussi la limite entre la zone sauvage et aride de pâturage bovin extensif (vaches tarines) du vallon de la Leisse et le paysage pastoral d’élevage ovin plus agréable et doux d’Entre-Deux-Eaux. Ce pastoralisme, caractérisé par son système d’exploitation privé dans le cadre familial, s’étend également loin dans le vallon de la Rocheure. Il n’a pas permis la mise en commun de la production laitière pour faire le volumineux beaufort, mais a favorisé la production du fameux bleu de Termignon, fromage persillé fabriqué aujourd’hui par seulement trois producteurs. Du hameau d’Entre-Deux-Eaux la vue est remarquable sur les Dômes de la Vanoise et la Dent Parrachée, qui font partie d’une des principales calottes glaciaires des Alpes occidentales. Par ailleurs, de la retenue d’eau part aussi une conduite hydro-électrique qui rejoint les barrages de Plan d’Amont et de Plan d’Aval au-dessus d’Aussois. Le refuge de Plan-du-Lac, construction récente malgré son apparence traditionnelle, a donc la particularité de fonctionner à l’électricité. Près du lac, s’étend un plateau de pelouses rases et de zones rocheuses propices au lagopède alpin, ce qui en fait un site de suivi national de cette espèce. Sous les glaciers de la Vanoise, les gorges du Doron n’ont pas été aménagées du fait de crues répétées et pour ménager un espace sauvage accueillant aujourd’hui un couple de gypaètes barbus. C’est aussi pour compenser la percée faite au sein de la zone centrale du Parc par une route et une ligne électrique (spiralée pour éviter les collisions avec les volatiles). Par ailleurs, depuis Entre-Deux-Eaux pour redescendre sur Termignon, les chapelles récemment restaurées de St Pierre, St Barthélémy et Ste Marguerite, le hameau typique de la Chavière ou les magnifiques clochetons de cargneules vers l’oratoire St Antoine fourniront un intérêt non négligeable à l’itinéraire, tout comme le chemin en calade près de la Traverstaz ou l’observation de la Dent Parrachée (3639 m), sommet plus que présent dans le paysage et dont le guide local Josué Damevin fit l’ascension à maintes reprises. Termignon, hôte de la Maison de la Vanoise et de la « Pleureuse », monument dédiés aux morts de la Grande Guerre, est un bourg concentré, dont la construction révèle l’adaptation aux contraintes naturelles et l’urbanisme de sa large artère principale l’histoire touristique de l’époque napoléonienne. (Nicolas Aubertin, Gilles Chappaz, Grande Traversée des Alpes)
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