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Le Lac de Tignes » Refuge de La Leisse
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Du lac de Tignes, la Via Alpina emprunte le GR® 55 à travers les pistes de ski, passe par le col de Fresse, et pénètre en zone centrale du parc national de la Vanoise au col de la Leisse. Plusieurs lacs précèdent l’arrivée au refuge de la Leisse, point d’étape surplombé par les glaciers de la Grande-Motte équipés de remontées.
Patrimoine naturel et culturel
La Via Alpina quitte Tignes pour monter au col de Freisse où il franchit la limite de la zone centrale du parc national de la Vanoise, puis au col de la Leisse (2729 m d’altitude), tout proche des glaciers de la Grande-Motte. Près de ce sommet (3653 m), certaines formations calcaires sont littéralement torturées par d’innombrables microplis qui témoignent de l’extraordinaire chambardement perpétré par la collision du continent africain avec l’Europe, il y a un peu plus de 60 millions d’années. On entre alors dans l’impressionnant vallon de la Leisse après le passage par le lac et le Plan des Nettes. Dans ce vallon, le versant sud du massif de la Grande Motte-Grande Casse est très particulier : c’est un domaine pierreux et rocheux, réputé être le royaume des chamois, où le nom du plus haut sommet de la Vanoise prend tout son sens. En effet, la Grande Casse, du haut de ses 3855 mètres, n’est en face sud qu’un gigantesque versant d’éboulis balayé par des avalanches et des chutes de pierre sur plus de 1600 mètres de dénivelé. Ce sommet fut conquis pour la première fois en 1860 par William Mathews accompagné du guide Michel Croz, qui gravit aussi le Mont Pourri l’année suivante. Au refuge de la Leisse, on peut se replonger dans l’histoire de la création des refuges en Vanoise. Lors de la création du Parc, il n’y avait que les refuges du Club alpin français spécifiquement dédiés à l’alpinisme et à la haute montagne. Il a donc fallu en créer d’autres pour doter la moyenne montagne d’hébergements de qualité. C’est le Parc qui s’en chargea, et aujourd’hui le refuge de la Leisse est typique de cette nouvelle génération de refuges. Il est constitué de trois « chaloins », chalets en bois préfabriqués en vallée. Le lieu d’hébergement est donc divisé en trois : un chalet pour le logement des gardiens et des gardes du Parc, un pour le réfectoire et un pour le dortoir. Le Parc tire par ailleurs profit de ses refuges en y installant des panneaux d’information et de sensibilisation quant à l’intégration du refuge dans son environnement, avec des thématiques variant de l’un à l’autre.
(Nicolas Aubertin, Gilles Chappaz, Grande Traversée des Alpes)
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Dernière mise à jour : 16/02/2011
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