Randonnée (sentier de montagne, parfois étroit et exposé)
Randonnée alpine (passage équipé ou très exposé, névé, blocs)
R113
La Flégère » Trient
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6h25 |
18.5 km
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1486 m
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1947 m
Cette étape emprunte le GR® Tour du Mont-Blanc, dans sa partie en balcon face aux Aiguilles de Chamonix et au Mt Blanc lui-même, jusqu’au col des Montets. Puis, après une descente vers le hameau du Buet, elle remonte au col des Posettes puis au col de Balme pour rejoindre la Suisse. Continuer sur le côté droit de la vallée en descendant à Trient, destination de l'étape.
À partir du col de Balme, le sentier descend en épingles sur Les Herbagères. Traverser les prairies pour atteindre la lisière de la forêt d’où de nombreux virages en épingles, qui passent au milieu des arbres, vous amèneront au haut plateau du Trient. Le sentier mène presque directement au nord du petit village de Trient et de son église que l’on peut apercevoir de très loin. D’ici, prendre le temps d’admirer l’imposant glacier de Trient. (Schweizer Wanderwege)
Patrimoine naturel et culturel
Le Tour du Mont-Blanc, au panorama exceptionnel, chemine aux environs de 2000 m d’altitude sur un replat dû à l’action de creusement des glaciers du massif des Aiguilles Rouges sur la vallée pendant la dernière époque glaciaire, alors que l’énorme glacier du Mont-Blanc s’étendait jusqu’à Lyon. Pour mieux comprendre ces phénomènes glaciaires, il suffit d’observer les glaciers mythiques qui se déversent en face : des Bossons, d’Argentière, du Tour et Mer de Glace. Cette dernière était anciennement nommée « Glacier des Bois », car elle descendait au niveau du hameau du même nom. Mais depuis l’apogée de 1850, ces langues glaciaires subissent le réchauffement climatique, ce dont témoignent les énormes moraines laissées au bas des couloirs glaciaires comme la côte du Piget près des Bois. Le hameau des Chéserys est un témoignage de l’activité pastorale passée, et au niveau de cette « montagne » (nom donné aux alpages dans le pays du Mont-Blanc), la vue est spectaculaire sur la « merveille des Aiguilles Rouges », l’Aiguille du Belvédère, qui plus est curiosité géologique du fait de la présence de calcaires dans sa partie supérieure. Mais l’on peut aussi voir le lac Blanc, duquel part un sentier d’interprétation des lacs de montagne pour rejoindre le col des Montets. Pendant la descente sur le col par la « montagne » de la Remuaz, on pourra aussi deviner les cheminements des alpagistes d’antan. Au col (1461 m), le chalet d’accueil de la réserve naturelle des Aiguilles Rouges informe sur le rôle essentiel d’une telle institution de protection ; ce fut en effet le premier point d’accueil du public pour la sensibilisation à l’environnement. Aujourd’hui, un sentier botanique est situé à proximité. Le col des Montets est historiquement une frontière de peuplement : les Chamoniards sont originaires de la vallée de l’Arve, alors que pour Vallorcine les origines sont plutôt walser, peuplade venue de l’actuel Valais suisse vers le XIIIe siècle. Du col, le sentier suit l’ancien « Chemin des diligences », passage historique liant Chamonix à Martigny, et redescend sur Vallorcine, « la vallée des ours ». À Vallorcine les habitations sont moins grandes qu’à Chamonix car les Vallorcins étaient moins aisés, mais aussi parce qu’ils ont construit leurs maisons entre les couloirs d’avalanche. L’église du bourg a, par contre, été construite dans un couloir, à mi-distance des hameaux séparés par celui-ci pour éviter des conflits, ce qui la rend aujourd’hui isolée dans le paysage. La « montagne » de Loriaz signifierait « L’Alpe royale ». L’itinéraire de montée sur l’alpage de Balme traverse une grande diversité floristique, liée au calcaire présent au col de Balme (saxifrages, aulnes nains, renouées vivipares…) et au maintien du pastoralisme autour des chalets du même nom. L’alpage est pour cela la randonnée familiale des habitants de la vallée. Au col, la frontière passe entre deux bâtiments, un chalet en Suisse mais tenu par des gérants français, et des ruines en France. (Nicolas Aubertin, Gilles Chappaz, Grande Traversée des Alpes)
Vallée de Trient La vallée de Trient sert depuis longtemps comme liaison entre Chamonix et Martigny. À l’origine, les commerçants voyageaient principalement à pieds ou sur des animaux porteurs, parfois sur des sentiers raides. Comme cette liaison devint de plus en plus importante, ces vieux sentiers furent améliorés et un premier tunnel fut construit. Au milieu du siècle précédent, il fut décidé d’agrandir la route pour le transport postal, passant dans la vallée de Trient et par le col de Forclaz. Le circulation grandissante encouragea plusieurs pionniers à construire une ligne ferroviaire, ouverte en 1906 et qui joue aujourd’hui un rôle majeur pour le tourisme. (Schweizer Wanderwege)
Du Léman à Sion / André Beerli ~ Editions Ketty & Alexandre (ISBN 2-88114-026-2)
Unterwallis / Waeber/Steinbichler ~ Bergverlag Rudolf Rother GmbH (ISBN 3-7633-4128-5)
Du Léman au Mont Blanc - Tour des Dents du Midi - Réf. 504 ~ Fédération Française de Randonnée (ISBN 2-85699-807-0)
Galerie photos
Commentaires
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