Randonnée (sentier de montagne, parfois étroit et exposé)
Randonnée alpine (passage équipé ou très exposé, névé, blocs)
R110
Refuge Tornay-Bostan » Salvagny
4h20 |
15.3 km
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462 m
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1255 m
Au départ du refuge Tornay-Bostan, cette étape, toute en descente, rejoint le GR® 5 au hameau des Allamands, emprunte quelques lacets routiers puis repart en forêt jusqu’à Samoëns. Elle longe ensuite le torrent du Giffre et traverse les gorges des Tines avant de déboucher dans la plaine de Sixt-Fer-à-Cheval qu’elle suit jusqu’à Salvagny, point d’étape.
Peu après le départ du refuge, le sentier traverse les chalets traditionnels d’alpage de Bostan avant de redescendre sur le hameau des Allamands. Il suit alors le vallon du Clévieux pour aboutir à Samoëns, village à l’architecture traditionnelle. Les Septimontains, habitants de Samoëns, doivent leur nom aux sept montagnes qui leur furent concédées par les chanoines de l’abbaye de Sixt. À l’origine, le village était composé de petits hameaux, mais aujourd’hui l’urbanisation liée au tourisme les fait se rejoindre. À Samoëns, la plupart des bâtiments et de ce qui fait le charme du village sont dus à la bonté de Marie-Louise Jaÿ, native de Samoëns, qui épousa le commerçant Ernest Cognacq, et créa avec lui à Paris « La Samaritaine » avant de revenir au pays. Aujourd’hui reste également un jardin botanique dont elle fit don au village au début du XXe siècle : « la Jaÿsinia », où l’on peut découvrir quelques 8000 plantes venues du monde entier. Par ailleurs, le tilleul qui trône sur la place du même nom depuis plus de cinq siècles est à ce titre classé. Le Haut-Giffre est marqué par l’histoire des « kègnes » (maçons), « frahans » (tailleurs de pierre) et autres « bouscolins » (charpentiers) qui quittaient leur vallée pendant 6 mois vendre leurs services dans tout le pays (chantiers des fortifications Vauban, grands canaux sous Napoléon…) avant de revenir fortune faite. L’Eglise des 4 Couronnés de Verchaix leur est d’ailleurs dédiée. Aujourd’hui leur confrérie est devenue la Société des Maçons, qui organise un Symposium de sculpture sur pierre chaque année début août. En sortant de Samoëns, on longe le torrent. On peut même le traverser pour admirer les maisons typiques, en calcaire de la vallée, dans les deux hameaux de Vallons, avec leurs soubassements en pierre et leurs très belles portes et superstructures en bois. Celles-ci devaient être très volumineuses afin de permettre le stockage de grosses quantités de foin pour les bêtes l’hiver. L’arrivée dans les gorges des Tines permet de visualiser les processus de l’érosion torrentielle, car le sentier passe dans l’ancien lit du Giffre, torrent avant tout d’origine glaciaire et donc particulièrement impétueux. À la sortie des gorges, on débouche dans la plaine de Sixt-Fer-à-Cheval, village célèbre pour sa proximité du cirque du Fer-à-Cheval, grand site national situé plus en amont sur le Giffre et monument naturel d’exception, témoin de l’histoire glaciaire. Mais la commune de Sixt est aussi marquée par le fait que 75 % de son étendue est comprise dans la réserve naturelle de Sixt-Passy, ce qui rend le cadre autour du village très agréable. Il est à noter que les habitants ont ici toujours dû lutter contre la forêt, ce qui explique que le peuplement de ces vallées se soit plutôt fait par les sommets. Avant le Pont-de-Sales, le hameau de Salvagny, classé ainsi que sa chapelle, est remarquable pour ses greniers. (Nicolas Aubertin, Gilles Chappaz, Grande Traversée des Alpes)
Du Léman au Mont Blanc - Tour des Dents du Midi - Réf. 504 ~ Fédération Française de Randonnée (ISBN 2-85699-807-0)
Galerie photos
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